22 novembre 2007
Notre panier du campanier
Nous testons depuis cette semaine les produits bio proposés par le campanier. Le concept vous est explicité plus en détails sur le site, mais pour faire simple, chaque semaine arrive dans le relai le plus proche de chez vous un sac de légumes et / ou un sac de fruits dont le contenu vous est inconnu. La surprise du chef en quelque sorte.
Christine, au comptoir de son bistrot, en était une fervente adepte (d'ailleurs, son blog est en arrêt depuis un moment... Grand dommage, il était bel et bon pour les papilles comme pour l'eprit !).
Nous avons désormais un point relais à côté de chez nous, et mardi soir, je mourais de curiosité en attendant ma surprise ^_^
Nous avons testé les panais sautés à cru, avec un peu de crème et de sauce soja, et ce soir nous testons en velouté avec des courgettes...
Les blettes ont eu droit à leur sauce blanche, simple et efficace...
Dans le sac de fruits, clémentines, pommes, kaki et anone attendaient sagement (avec 2 oranges égarées parmi les clémentines ^_^).
En ce moment même, une tarte légère aux jolies pommes bio est en train de cuire (avec un test de pâte à tarte 0%... 200g de farine, 100g de fromage blanc 0%, un càc de levure et un peu d'eau pour lier le tout. Lse pommes posées en lamelle dessus et saupoudrées d'une càs de sucre. J'ajouterai juste un peu de gelée de coing à la sortie du four...)
Le sac de fruit est beaucoup trop conséquent pour 2 personnes (il y avait plus de 3 kilos), par contre, le petit sac de légumes fait a priori presque une semaine de repas pour 2 personnes...
En somme, le campanier, c'est bio, c'est beau, et c'est bon !
14 novembre 2007
Truite au thym et citron
Difficile de choisir un menu quand le seul cahier des charges imposé est "poisson, mais pas de roussette".
Bouillonant d'idées, mon homme fait plusieurs suggestions : des rougets au four, une dorade en croute, des truites...
Oh, des truites ! La dernière fois que j'en ai mangé c'était il y a 15 ans en Yougoslavie, de la magnifique truite fario, juste grillée sur une sorte de BBQ, avec des herbes.
Munie de ces belles idées, me voila, dimanche à 9h tappantes sur le marché. Point de truites chez mon poissonnier habituel, mais de la dorade. Bon, il est tôt, donc je fais le tour des autres poissonniers (nous somme gâtés, ils sont 4 le dimanche), et je finis par voir, chez celui que je ne fréquente jamais, des truites.
N'y connaissant strictement rien, je m'étais un peu renseignée (merci internet) : les truites, c'est normal quand ça colle (beurk !).
Elles avaient l'oeil frais, et j'ai fait confiance à la poissonnière qui me disait qu'elle se conserveraient sans problème jusqu'à lundi soir . Là, je vious avoue que j'ai une légère phobie du poisson pas frais. Petite, je me bouchait le nez en passant edvant les étals, et fuyait la cuisine lorsque ma mère préparait n'importe quel poisson.
Je suis restée ultra sensible à la qualité des produits de la mer. Impossible par exemple de manger du poisson de cantine. Et si j'ai le moindre doute, même irrationnel, sur un poisson, je suis incapable de le manger !
En conséquence, lorsque les recettes impliquent de tripatouiller le poisson un peu longtemps, cest souvent l'homme de la maison qui s'y colle... ^_^
Voici donc une recette, l'une des plus simples que nous ayons trouvé quelque part vers chez Epicurien
Truites au thym et au citron - par personne
1 truite (généralement arc en ciel) vidée
2 tranches fines de citron
1 feuille de laurier
quelsue brins de thym frais
2 petites gousses d'ail en chemise
de l'huile d'olive
Préchauffez votre four à 240°
Lavez et épongez bien vos truites (intérieur et extérieur).
Mettez les feuilles de thym dans un bol, arrosez d'huile d'olive et mélangez bien. Vous pouvez éventuellement piler les feuilles de thym pour avoir plus d'arôme. Badigonnez intérieur et extérieur de la truite. Fourrez ensuite le poisson avec le citron le lauriez et l'ail.
Posez vos truites dans un plat à four ou dans le lèche-frite protégé par du papier cuisson.
Enfournez 10 à 15 mn selon la taille de la truite. La chair doit de décoller des arrêtes avec la pointe d'un couteau et la peau paraître grillée.
Vous puvez versir avec un peu de poivre du sechuan et un petit bourgogne blanc...
10 novembre 2007
Sushi, aubergines au poulet et soupe de coques
Le bonheur d'être en vacances, à part celui d'avoir le temps de bouquiner, c'est celui d'avoir le temps de cuisiner !
Hier soir, donc, c'était japonais, avec 2 nouvelles recettes que je n'avais jamais testé.
Une soupe de coques tout d'abord, qui se fait normalement avec des palourdes, mais je respecte les préférences de mon homme...
Une étrangeté au très bon goût, ensuite, à savoir aubergines à la sauce au poulet.
Des sushi et maki enfin, parce que fait maison c'est vraiment bon !
Pour la soupe de coques, il suffit, après les avoir bien lavées, de les mettre dans une casserole avec un peu de kombu, 10cl de saké et bien couvrir d'eau.
Une fois ouvertes, les retirer, trier, enlever le couvercle , filtrer le jus si besoin et y ajouter qq gouttes de shoyu.
Au moment de servir, on met les coques dans les bols, on fait réchauffer le jus (on peut y mettre 1/2 càc de dashi en granules pour relever le goût), et on sert sur les coquillages. On peut rajouter un peu de persil (à défaut de pousses de frêne épineux totalement introuvable) et qq batonnets de gingembre.
Pour les aubergines (pour 2), il faut 50g de blanc de poulet, 1 petite aubergine ou une moitié de normale, 2 càs d'huile, 1 càc de shoyu, 1 bonne càs de fécule diluée dans 25 cl d'eau froide, 15cl de bouillon dashi et un peu de blanc de poireau émincé pour décorer.
Coupez d'abord l'aubergine en morceaux , incisez la peau et piquer la chair avec une fourchette. Mettez 1 mn à mariner avec l'huile puis enfourner 10mn à 230°.
Hachez le poulet, faites le revenir dans un peu d'huile, puis ajoutez le bouillon. laissez réduire quelques minutes, ajoutez le shoyu (éventuellement avec un peu de saké ou mirin), enfin, ajoutez la fécule délayée. Remuez bien et laissez cuire à petit bouillon quelques minutes.
Servez en mettant la sauce au poulet dans le fond des bols, puis l'aubergine, et décorez avec le poireau ciselé...
Pour la petite histoire, il y a 1 càs de fécule en plus dans la recette d'origine, mais ça donne un résultat trop "japonais" pour moi , un peu trop gluant en somme. Enfin si vous aimez le nato... ^_^
09 novembre 2007
Un plaisir solitaire, c'est le bouquet !
Fait rarissime dans une poissonnerie "normale" de la région parisienne, ce matin, j'ai retrouvé ma madeleine de proust personnelle : du vrai petit bouquet encore tout frétillant.
Les accros à la Bretagne ont forcément le souvenir de partir à la mer avec les épuisettes et les sandales en caoutchou, à la recherche de ce petit bonheur. Même les petits bouts de chou (moi la première) s'y mettaient. On récoltait parfois aussi un crabe égaré, on trouvait que les couteaux, ça a vraiment une tête bizarre, soulevaient les algues à la recherche des bigorneaux... Tous fiers, on finissait la journée avec une belle poignée de ces petites crevettes grises et translucides au fond de notre panier (ils étaient rouges, à la maison, les paniers...)
Ma grand mère les faisait cuire à notre retour dans un petit court bouillon, par magie, de grises elles devenaient roses, et elles étaient sur la table du soir, noble entrée accompagnée de ses amis naturels que sont le pain frais et le beurre salé !
Si en plus il y avait des bigorneaux, c'était le paradis vacancier.
Plus tard, c'était toujours une joie de retrouver ces petites choses délicates en allant faire le marché de Talensac, à Nantes.
Mais voilà, non seulement Paris est loin de la mer, mais j'ai épousé un allergique aux bêtes à pattes et antennes de dessous les flots ! Crevettes et crabes sont quasiment inconnus à la maison.
Et bien aujourd'hui, j'ai craqué en toute bonne consience et me suis offert ce plaisir solitaire.
07 novembre 2007
A x400, la moule est terne (même si le fenouil est luisant)...
Mais elle était bonne tout de même !
Vous constaterez cependant qu'en taille normale, elles étaient tout à fait appétissantes, ces moules !
Pour changer un peu de la recette habituelle, voici une recette de moules façon Rebuchon, mais en simplifié, parce que des fois, il est gentil, Joël, mais tout ça est un poil long, et on sent que c'est pas lui qui fait la vaisselle derrière !
Mouclade pour 3/4 personnes
10 g de beurre
1/2 fenouil en julienne
1 petit poireau
4 champignons roses
25g de beurre
30cl de vin blanc sec (sauvignon ou chardonnay)
2 échalottes
10 cl de crème
curry ou safran
Poivre
Et bien entendu 3 litres de moules !
Lavez les moules en les grattant et faisant tremper dans plusieurs eaux.
Emincez poireau, fenouil et chamignons, faites les suer 10 mn environ à feu moyen dans le beurre. Réservez.
Dans une grande marmite, laissez suer les échalottes dans le beurre quelques instants, puis ajoutez le vin. Laissez cuire 2-3 mn, puis versez les moules. Remuez bien pour permettre à tous es mollusques de s'épanouir, éventuellemnt, mettez dans un plat de service chaud au fur et à mesure de leur ouverture.
Si besoin, filtrez le jus de cuisson avant d'ajouter la crème . Si vous avez très bien nettoyez vos moules vous gagnez une étape et pouvez mettre directement la crème dans la casserole. Ajoutez les légumes, laissez sur feux doux 1-2 mn pour réchauffer le tout, poivrez bien, et ajoutez l'épice de votre choix. J'avais choisi de mettre des filaments de safran : ça apporte le goût en version allégé mais pérsent, et surtout, ça fait très joli !
Enfin, versez sur vos moules.
Pour ne rien perdre de la sauce, j'ai servi le tout avec un riz blanc...
A table !
PS : mais je confirme, à x400, la moule est terne...









